LAUREATES

2025-2026

Bravo aux 6 lauréates de la première édition du Bastille Art Prize !

Cette édition du prix a rencontré un véritable engouement, rassemblant un grand nombre de participantes et de participants venus partager la richesse et la diversité de leur démarche artistique. Nous tenons à remercier chaleureusement chacune et chacun d’entre eux pour la qualité exceptionnelle de leurs propositions, qui ont rendu le travail du jury à la fois passionnant et exigeant.

Le niveau artistique s’est révélé particulièrement élevé, témoignant d’une créativité remarquable, d’une sensibilité profonde et d’une grande maîtrise des techniques. Face à l’étendue et à la qualité des œuvres présentées, le jury a fait le choix exceptionnel de distinguer non pas cinq, mais six lauréates, dont les univers singuliers se répondent et se complètent, incarnant avec force la vitalité de la création contemporaine : un immense bravo à Clara Tournay, Laura Mateare, Sophie Inard, Valentine Dardel, Valentina Grilli et Anne-Juliette Deschamps.

Ces lauréates ont été exposées à la Galerie Bessaud du 15 janvier au 21 février 2026, à l'issue d'un vernissage en présence des jurys le jeudi 15 janvier.

Encore merci à tous les participants et toutes les participantes pour votre incroyable travail.

Arthur Bessaud, créateur du Bastille Art Prize

Clara Tournay

Clara Tournay travaille différents médiums pour explorer l’idée de l’infra-monde.

Peintures, sculptures et installations rendent palpable la lumière, la matière et la temporalité. Elle met en exergue différentes façons de donner forme à l’invisible et, par l’émerveillement, à dévoiler les phénomènes sociaux et écologiques qui traversent nos territoires.

Sa démarche, qui mêle rigueur scientifique, spiritualité et mythes, agit comme un signal d’alerte

Laura Mateare

Laura Mateare mêle dans son travail ses passions d’enfance : la peinture sur soie et la broderie.

Elle trouve une grande liberté dans la création de ses supports, mêlant parfois du lin et du coton à la soie. Ces mélanges, associés à la broderie, lui permettent de retranscrire le relief de la vie qui l’entoure.

Inspirée par l’Italie de ses parents, les fleurs de Yasmine Mei, la poésie de Baudelaire, les fruits trop mûrs du marché, les chaises vides qui attendent une rencontre, c’est une douceur de vivre qu’elle cherche à immortaliser à travers ses tableaux.

Sophie Inard

Sophie Inard détourne des objets liés à la puissance en les enveloppant de mailles crochetées.

Par ce geste, elle confronte les symboles du pouvoir et se joue des contrastes : force et vulnérabilité, spectacle et intime, individuel et collectif.

Le crochet, longtemps associé au travail domestique féminin, devient ici un outil de dialogue entre mondes. En recouvrant des objets de sport, des trophées ou des armes, elle interroge la manière dont nos sociétés représentent la puissance, la victoire, la protection. Chaque maille tisse un lien entre passé et présent, entre artisanat et performance, entre cequi unit et ce qui sépare.

Valentine Dardel

Valentine Dardel explore le corps féminin comme un territoire d’expérimentation visuelle, à travers des compositions lentes, élaborées à partir de photographies retravaillées numériquement, ou d’empreintes
plus instinctives, où la matière conserve la trace brute du mouvement. Sa pratique est traversée par une attention constante à la lumière, au pli, à la texture.

Formée au design textile, elle aborde le drapé comme un langage : une manière de sculpter le corps sans le livrer frontalement. Ses oeuvres célèbrent les formes douces, les courbes, les peaux. C’est une peinture sensible et expérimentale, où l’intime devient un espace à partager.

Valentina Grilli

Le travail de Valentina Grilli naît d’une observation attentive et méticuleuse de la réalité, d’un regard analytique et inquiet qui se concentre sur des expériences triviales, quotidiennes et fragmentées.

Cette approche saisit l’empreinte d’une présence qui, bien que jamais pleinement révélée, se manifeste dans le passage, le transit et les traces laissées par l’humain.

Dans une atmosphère suspendue, ses sujets explorent des espaces habités, invitant le spectateur à entrer en résonance avec des thèmes universels et profonds.

Au cœur de sa recherche se trouve le concept de limen, le seuil — comme un lieu de tension, de transformation et de potentiel.

Anne-Juliette Deschamps

Anne-Juliette Deschamps s’inspire de la cosmologie à travers le voyage de la lumière et la création de la matière, ainsi que de la cosmogonie, c’est-à-dire la manière dont les populations appréhendent les phénomènes naturels liés à leur environnement, les conduisant à imaginer la formation de l’univers.

L’émergence et le caractère primaire des origines sont confrontés à un minimalisme dénué d’artifices, invitant à un retour aux sources.

Un vocabulaire de formes géométriques et symboliques — cercles cycliques, disques solaires, sphères maternelles, ou encore parallélépipèdes bâtis par l’homme — côtoie les formes organiques du vivant, qui reprend ses droits sous l’influence du cosmos.